Le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) s'applique à tous les projets ayant un impact sur les populations locales, notamment l'exploitation forestière, la construction d'infrastructures, la création ou l’extension d'aires protégées et l'écotourisme. Au Congo, cette protection est désormais renforcée par de nouvelles règles officielles, adoptées lors d'un atelier clé organisé en juin dernier à Ignié. Cette avancée majeure vise à garantir plus d'équité, de transparence et de respect pour les communautés souvent marginalisées.
La Wildlife Conservation Society (WCS) met son expérience de terrain au service de cette initiative. Depuis des années, elle travaille directement avec les communautés des départements comme la Sangha ou la Likouala pour faciliter le dialogue et défendre leurs droits. Son approche montre qu'il est possible de concilier protection de l'environnement et respect des populations locales.
Opérant en étroite collaboration avec les communautés du nord du Congo, le Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme) de WCS, soutenu par l'Union européenne et l'AFD, a joué un rôle clé dans cette réussite. En collaborant avec des partenaires tels que la FAO, il a contribué à élaborer des règles adaptées à la réalité congolaise. Ces nouvelles directives permettront d'éviter les conflits et d'obliger tous les acteurs, qu'il s'agisse d'entreprises ou d'institutions, à mieux prendre en compte les droits des communautés.
Cette avancée concrète a été rendue possible grâce à l'engagement conjoint du gouvernement congolais, des organisations internationales et de la société civile, montrant qu'un développement plus juste est possible.