Sur la rivière Ndoki, dans le Parc National de Nouabalé-Ndoki, le dos argenté Metetele traverse avec une facilité inhabituelle. Autrefois plus profonde et difficile à franchir, la rivière apparaît aujourd’hui nettement moins en eau.
Cette observation de terrain fait écho aux données pluviométriques collectées à Mondika, qui indiquent une baisse progressive des précipitations au cours de la dernière décennie. Elle s’inscrit également dans une tendance plus large documentée par une étude scientifique publiée en 2025, mettant en évidence un assèchement du bassin central du Congo, en partie lié au réchauffement de l’Atlantique tropical et à l’affaiblissement de certains systèmes atmosphériques.
Au-delà de l’image, un enjeu majeur se dessine : celui de l’anticipation. Dans un écosystème où l’eau structure les équilibres, l’évolution des régimes de pluie redéfinit déjà les interactions entre forêts, faune et communautés humaines. Un changement encore discret, mais désormais mesurable.